Sgt. Percy Sinclair Corbin: No. 2 Construction Bn & Royal Train Porter


Sgt Percy Sinclair Corbin—born 16 May 1892 in Amherst, Nova Scotia—stands as one of the steady, disciplined figures whose life reflects the long arc of Black military service in Canada. Raised at 32 South Albion Street by his mother, Selina Corbin, he entered adulthood as a cork maker, a trade requiring precision and stamina. His early life in Amherst placed him within a tight‑knit Black community shaped by faith, labour, and resilience; Corbin himself was Methodist, a grounding that carried into his military years.
He travelled west to Ontario seeking opportunity, living at 204–3rd Avenue East, Owen Sound, where he enlisted in the Canadian Expeditionary Force. Owen Sound became an important gateway for Black volunteers, and Corbin’s attestation there placed him among those who refused to be excluded from service. From this recruiting station he joined the No. 2 Construction Battalion, the unit formed after Black men insisted on their right to serve.
In France, Corbin and his comrades cut timber, operated sawmills, maintained supply lines, and built a logging railroad—a vital artery that moved lumber, equipment, and materials to support the Canadian Corps. Their work, carried out under harsh conditions and unequal treatment, formed an essential but often overlooked backbone of the war effort. The battalion’s discipline and cohesion forged a legacy that would echo long after its disbandment.
After the Armistice, Corbin carried his military discipline into civilian life, joining Canada’s cadre of sleeping car porters. Serving on the Royal Train placed him among the most skilled porters in the country, responsible for dignitaries and demanding passengers. In an era of sharply limited opportunities for Black men, Corbin’s role signaled excellence, resilience, and quiet authority.
Montreal became his home, where he lived far from the recognition his service deserved. His death led to an unmarked grave—an all‑too‑common fate for Black veterans. Yet memory has its guardians. Historian Kathy Grant, veteran June Parris, and Corbin’s grandson Roger B. Jones worked with the Last Post Fund to restore his name to the land he served.
Percy Sinclair Corbin’s story is one of endurance—of a man who served his country twice, once in the timber camps of France and once in the polished corridors of the Royal Train. His legacy endures because it has been reclaimed and carried forward with dignity.
Le sergent Percy Sinclair Corbin, né le 16 mai 1892 à Amherst, en Nouvelle-Écosse, figure parmi ces militaires disciplinés et dévoués dont le parcours témoigne de la longue histoire du service militaire des Noirs au Canada. Élevé par sa mère, Selina Corbin, au 32, rue South Albion, il exerça à l’âge adulte le métier de fabricant de bouchons de liège, un travail exigeant précision et endurance. Sa jeunesse à Amherst se déroula au sein d’une communauté noire tissée serrée, façonnée par la foi, le travail et la résilience. Corbin était lui-même méthodiste, une foi qui continua de le guider tout au long de sa carrière militaire.
À la recherche de nouvelles possibilités, il se dirigea vers l’ouest, en Ontario, et s’établit au 204, 3rd Avenue East, à Owen Sound, où il s’enrôla dans le Corps expéditionnaire canadien. Owen Sound devint un important point de recrutement pour les volontaires noirs, et l’enrôlement de Corbin dans cette ville le plaça parmi ceux qui refusaient de se voir exclus du service militaire. C’est à partir de ce centre de recrutement qu’il se joignit au 2e Bataillon de construction, une unité créée après que des hommes noirs eurent revendiqué avec détermination leur droit de servir leur pays.
En France, Corbin et ses camarades abattaient des arbres, exploitaient des scieries, entretenaient les lignes d’approvisionnement et construisaient une voie ferrée forestière, une artère essentielle permettant d’acheminer le bois, l’équipement et les matériaux nécessaires au soutien du Corps canadien. Leur travail, accompli dans des conditions difficiles et marqué par un traitement inégal, constituait un pilier indispensable, mais trop souvent oublié, de l’effort de guerre. La discipline et la cohésion du bataillon forgèrent un héritage qui allait perdurer bien au-delà de sa dissolution.
Après l’Armistice, Corbin mit sa discipline militaire au service de sa vie civile en se joignant aux rangs des porteurs de wagons-lits du Canada. Son affectation au train royal le plaça parmi les porteurs les plus compétents du pays, chargés de répondre aux besoins de dignitaires et de voyageurs particulièrement exigeants. À une époque où les possibilités professionnelles offertes aux hommes noirs étaient extrêmement limitées, le rôle de Corbin témoignait de son excellence, de sa résilience et de son autorité discrète.
Montréal devint son lieu de résidence, où il vécut sans recevoir la reconnaissance que méritait son service. À son décès, il fut inhumé dans une tombe sans pierre tombale, un sort malheureusement trop fréquent chez les anciens combattants noirs. Pourtant, la mémoire trouve toujours des personnes prêtes à la préserver. L’historienne Kathy Grant, l’ancienne combattante June Parris et Roger B. Jones, petit-fils de Corbin, collaborèrent avec le Fonds du Souvenir afin de redonner à cet homme la reconnaissance qui lui revenait et de faire en sorte que son nom soit dignement commémoré dans la terre du pays qu’il avait servi.
L’histoire de Percy Sinclair Corbin est celle de la persévérance : celle d’un homme qui servit son pays à deux reprises, d’abord dans les camps forestiers de France, puis dans les élégants couloirs du train royal. Son héritage perdure aujourd’hui parce que sa mémoire a été réhabilitée et transmise aux générations futures avec respect et dignité
Percy Corbin shaking hands with steward Wilfred Notley on the royal train. Colourized photo of Princess Margaret stepping from the train, Corin saluting 1958. Royal train staff with Queen Elizabeth II and Prince Philip, 1951. photo of Princess Margaret stepping from the train, Corin saluting 1958. Closer view of royal train staff with Queen Elizabeth II and Prince Philip, 1951. photo of Princess Margaret stepping from the train, Corin saluting 1958. 1959 article on the Governor-General’s railway cars featuring Percy Corbin. 1959 article on the Governor-General’s railway cars featuring Percy Corbin. Return-to-Canada form for Sgt. Percy Corbin, January 1919. Proceedings on discharge for Sgt. Percy Corbin, 1919. Attestation paper of Percy Sinclair Corbin, 27 September 1916. Discharge certificate of Sgt. Percy Sinclair Corbin, February 1919. Kathy Grant and Dora Gibson at Sgt. Percy Corbin’s restored grave. Historian Kathy Grant at Sgt. Percy Corbin’s grave.

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